Ultima ora |
Complément d’information à la plainte contre le gouvernement de Roumanie, déposée le 22 mai 2006 par la Confédération syndicale nationale MERIDIAN au Comités des libertés syndicales de l’Organisation internationale du travail, enregistrée les 25-26 mai et 6 juin 2006 sous la référence n°2486 à : Madame DOUMBIA Directrice du Département des Normes internationales du travail Bureau international du travail 4, route des Morillons 1211 GENEVE 22 SUISSE Traducere aproximativa a documentului din limba franceza OBJET : décès d’un syndicaliste emprisonné Je, soussigné, Ion POPESCU, président de la Confédération syndicale nationale MERIDIAN, confédération syndicale interprofessionnelle et représentative au niveau national, déclare livrer ce 1er février 2007 des informations nouvelles et complémentaires à la plainte enregistrée par le Comité des libertés syndicales sous la référence n°2486. Dans les annexes II, III et IV de ladite plainte, la Confédération syndicale nationale MERIDIAN avait attiré l’attention du Comité des libertés syndicales de l’Organisation internationale du travail sur les « conditions de détention des syndicalistes emprisonnés », les « menaces sur la santé des syndicalistes emprisonnés », les « menaces sur la sécurité des syndicalistes emprisonnés ». Dans ce complément d’information, Confédération syndicale nationale MERIDIAN livre au Comité des libertés syndicales les faits survenus depuis, tels qu’ils ont été rendus publics par la presse roumaine. Les faits Ionel Ciontu était le leader du syndicat de la mine de Livezeni. Il a été condamné à 5 ans de prison le 28 septembre 2005 pour avoir « sapé le pouvoir de l’Etat », à l’occasion des protestations syndicales des mineurs en 1999. Dans le même procès, Miron Cozma, l’ancien responsable des syndicats de mineurs de la Vallée du Jiu, a été condamné à 10 ans de prison, et les syndicalistes Le jeudi 11 janvier 2007, la famille et les collègues de Ionel Ciontu, emprisonné depuis 16 mois, apprennent par la presse son décès à l’hôpital de la prison de Jilava (Bucarest), suite à de graves problèmes de santé. Le chef de la prison de Barcea Mare (dans le département de Hunedoara, à Le journal Ziua (12 janvier 2007) cite le commandant de la prison de Barcea : « Il était malade. Initialement, on lui a fait un contrôle à l’hôpital de Deva (chef lieu du département de Hunedoara), et après, il a été transféré à Jilava ». Il y a un an, dans l’hebdomadaire Replica, édition des 19-25 janvier 2006, Ionel Ciontu continuait à clamer son innocence : « Je suis un détenu politique. Dans la phase des poursuites judiciaires (c'est-à-dire avant son arrestation – NDLR), le procureur Sasarman m’a donné quatre variantes à ma disposition : « enfoncer » Cozma, démissionner du syndicat, partir à la retraite ou entrer au Parti démocrate (le parti du président Basescu – NDLR). Dans mon dossier, il n’y a eu aucune déclaration contre moi. Pourtant, j’ai été condamné. » Conclusion La Confédération syndicale nationale MERIDIAN, considérant les faits exposés dans sa plainte, déposée le 22 mai 2006 par la Confédération syndicale nationale MERIDIAN au Comités des libertés syndicales de l’Organisation internationale du travail, enregistrée les 25-26 mai et 6 juin 2006 sous la référence n°2486, réaffirme que l’arrestation, la condamnation et l’emprisonnement des responsables syndicaux du secteur minier, Miron Cozma, La Confédération syndicale nationale MERIDIAN alerte le Comité des libertés syndicales sur le fait que le décès de Ionel Ciontu en prison confirme intégralement les inquiétudes. |
||||||||||||||||||||||||||